Systèmes de protection et de défense des plantes


    Contrairement aux animaux qui peuvent se déplacer vers un environnement meilleur pour eux, les plantes restent ancrées toutes leurs vie à la même place. Elles ont donc dû mettre en place des stratégies de survie à leurs environnements.

    Les plantes doivent braver les conditions météréologiques, les attaques d'animaux et de microorganismes... Etant les premières productrices primaires de nourriture via la photosynthèse, les animaux en sont les premiers consommateurs. 

    Chaque plante doit mettre en place un système de défense en fonction de son exposition et de sa sensibilité aux maladies et ravageurs.

 

    Parmi les différentes stratégies de survie, il y a :

 

Stratégie de défense n°1: Les défenses mécaniques (épines, piquants)

    Pour se défendre contre les grands herbivores comme les chèvres ou les cheveaux, certaines plantes développent, sur la tige, des rameaux courts modifiés, les épines (framboisier, ronce, rose, bougainvillier). D'autres possédent des feuilles modifiées, les piquants (cactus, houx).

feuille de houx. stratégie de défense: les piquants

Les piquants de la feuille de houx la protège contre les grands herbivores. De plus, la feuille est très lisse et glissante ce qui rend plus difficile sa digestion

 

Stratégie de défense n°2: Les duvets

    Un tapis de poils épidermiques sur les feuilles et/ou les tiges sert de protection contre les animaux herbivores de petites tailles comme les chenilles, qui sont fait pour se nourrir directement de la tige herbacée. Ces poils peuvent parfois contenir des poisons ou des substances irritantes comme dans le cas des orties. Ce qui fait que les animaux apprennent rapidement à les éviter.

 

système de défense chez l'ortie. De fines épines forment un duvet et libérent des substances irritantes.

Les tiges de l'ortie sont recouvertes de fines épines qui forment un duvet et qui libèrent des composés irritants 

 

Stratégie de défense n°3: Les défenses chimiques (sécrétions)

    Les feuilles ou les tiges coupées d' une plante abimée ne se réparent pas. La plante doit cicatriser ses blessures rapidement pour limiter la perte d'eau et avant d'etre infectée par des microorganismes tel que les champignons et les bactéries. Pour cela, des substances sont sécrétées. Elle limitent la perte d'eau et/ou agissent comme des fongicides, bactéricides ou insecticides naturels. Parmi ces substances, on peut citer :

 

1- Les résines: la plupart des conniféres en produisent, la résine est un fluide insoluble dans l'eau qui durcit une fois exposé à l'air.

 

 2- Les gommes: les gommes sont solubles dans l'eau et forme un liquide visqueux qui peut durcir en séchant. La gomme arabique, largement utilisée dans l'industrie alimentaire en temps qu'épaissisant ou stabilisateur d'émulsions, provient d'un acacia.

 

 3- Le latex: le latex est un exsudat blanc ou incolore produit par plusieurs espèces d'angiospermes comme les euphorbes.

 

Note: Pour une cicatrisation efficace, coupez à ras les tiges abimées de vos arbres et plantes.

Note n°2: La cuisson permet de dénaturer des enzymes qui inhibent la digestion des proteïnes notament chez les légumineuses pois, haricot) et les céréales (blé).

 

 

Stratégie de défense n°4: Les défences chimiques (métabolites secondaires)

    Les métabotites secondaires tel que les tanins, les alcaloîdes, la lignine, rendent indigeste ou toxique la plante.

 

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