Plante sauvage: Mouron rouge (Lysimachia arvensis, Mouron des champs)

fleurs rouges sauvages à cinq pétales: mouron rouge Petites fleurs rouges sauvages du mouron rouge
Petites fleurs rouges sauvages du mouron rouge
 
Hauteur: 10-30 cm
Lieu: mur d'allée
Date: mai 2019

Famille du mouron rouge:

    Le mouron rouge est plante sauvage annuelle de la famille des primulacées comme les primevères ou encore les lysimaques et les cyclamens. Le mouron rouge, les lysimaques et les cyclamens appartiennent au genre Anagallis alors que les primevères appartiennent au genre Primula. Cette famille regroupe des plantes herbacées dicotylédones.

 

Description du mouron rouge

    Le mouron rouge est une plante sauvage herbacée qui poussent dans les jardins et les cultures où il n'y a pas trop de végétation (c'est un mauvais compétiteur). cette plante sauvage est une plante rampante au sol mais elle peut également grimper sur un mur. La tige est souple, dressée et très ramifiée à partir de la base. Les feuilles sont petites, opposées, ovales, simples et non pétiolées. Elles possèdent des tâches noires caractéristiques sur le dessous. Les fleurs du mouron rouges sont également petites et solitaires. Elles sont hermaprodites et apparaîsent de juin à septembre au bout de longs pédoncules. Elles possédent 5 pétales, 5 sépales et 5 étamines. Elles s'autofécondent pour former des capsules (les fruits) qui contiennnent de nombreuses graines. Le mouron rouge se resème spontanément. Cette plante est facile a retirée si elle devient génante car son système racinaire est peu développé.

 

 

Utilisations/Propriétés du mouron rouge

    Le mouron rouge est utilisé depuis longtemps dans différents pays pour traiter les problèmes de peau comme l'herpès [1]. Le mouron rouge contient de la saponine en quantité relativement importante. Elle peut être toxique pour l'homme et mortelle [2] pour certains animaux (oiseaux, lapins, rongeurs,...). C'est une plante messicole qui pousse dans les cultures céréaliaires. Sans gêner les cultures (elle est petite et peu couvrante) elle favorise la biodiversité.

 

 

[1] Lopez et al., Journal of Ethnopharmacology, 2011, 134 (3), 1014-107

[2] Sultan et al., Pakistan Journal of Nutrition, 2003, 2 (3): 116-122